Telephone 450.674.9673 Courriel info@centrepsy.ca
Centre de psychologie LongueuilCentre de psychologie Ste-Julie

ARTICLES À LIRE





Les émotions

LES ÉMOTIONS AU COEUR DE LA SANTÉ



Notre corps nous parle, mais l’écoutons-nous? N’avons-nous pas tendance à abandonner aux professionnels de la santé l’entière responsabilité de nous soigner?

Qu’il s’agisse d’un rhume ou d’allergies, d’un burn-out, de fatigue chronique ou d’une dépression , presque toutes dépendent de notre condition physique et de notre état psychologique. Or, si le médecin est responsable de notre corps, nous le sommes de notre esprit. Comment aller mieux?

De quelle façon soulager notre souffrance? Peut-on prévenir la maladie?

La santé pourrait être considérée comme un équilibre entre des forces désorganisatrices et les processus de guérison. Les forces désorganisatrices peuvent être un conflit, certaines phases de la vie plus difficiles que d’autres à traverser (perte d’un être cher, retraite, etc.), des agressions environnementales (pollution, tabac, etc.), les virus, bactéries, etc. En parallèle opèrent les processus naturels de guérison : au niveau physique : la cicatrisation, la fièvre, le système immunitaire, etc. et au niveau psychique : la mentalisation qui rend possible l’élaboration mentale et la gestion des émotions.

Les études en neuropsychologie ont mis en évidence que l’émotion est un processus neuro-physiologique déclenché de manière réflexe et inconsciente à chaque fois que l’être humain est confronté à quelque chose qui a un impact sur lui. Dans un deuxième temps, il y a retour vers le cerveau, prise de conscience de l’émotion et comparaison avec des expériences antérieures : c’est le sentiment avec des images mentales et des représentations conscientes. Il faut donc devenir conscient de l’émotion pour pouvoir ensuite la gérer. Car si le corps ne peut pas dégager la tension liée à l’émotion à cause d’une mauvaise gestion, c’est là que peuvent se développer le mal-être, la souffrance, le malaise, le symptôme, nid favorable au développement de la maladie.

Dans un premier temps, il s’agit donc de prendre conscience des émotions qui nous habitent, de leur laisser de la place. Peu importe laquelle, car une émotion n’est ni positive ni négative : elle existe tout simplement et elle a sa raison d’être au moment ou elle émerge. Si certaines émotions sont agréables comme l’amour, la joie et l’espoir, d’autres peuvent nous occasionner du stress voire même être déstabilisantes comme la colère, la tristesse ou la honte. Parce que les émotions dites ¨ négatives¨ sont devenues des ennemies à combattre, nous avons créé un cercle vicieux qui, par exemple, nous rend honteux d’être triste ou coupable d’être en colère. Il vaut beaucoup mieux apprivoiser ces émotions plutôt que de les fuir.

Dans un deuxième temps, il s’agit de porter attention à nos pensées qui découlent des émotions que nous vivons. Prendre le temps de penser et de rêver. Il n’est pas question ici de la ¨pensée positive¨ que l’on formule pour chasser les cellules malsaines de notre corps, les ¨mauvaises¨ pensées ou émotions. Une pensée qui soigne serait plutôt comme les aliments anticancer du Dr Richard Béliveau :prendre un peu de temps chaque jour pour mettre en mots et en images tout ce que les émotions suscitent comme pensées afin d’en prendre conscience, travail préalable à une gestion efficace des émotions.

Par exemple, il s’agit de décoder toutes sortes de situations d’impasses émotionnelles, comme un conflit avec notre employeur. Quelles émotions cela nous fait-il vivre ? Quelles pensées y sont associées ? Après avoir pris conscience de notre façon de gérer nos émotions et laquelle nous amène dans l’impasse, il s’agit d’imaginer comment on pourrait réagir autrement. Évidemment, nos mécanismes de défenses rendent ce travail d’élaboration mentale difficile et complexe. Par conséquent, cela exige du temps et de la disponibilité intérieure, d’autant plus qu’il faut parfois accueillir des émotions déstabilisantes que nous sommes souvent tentés de vouloir chasser.

La différence entre «pensée positive» et «pensée qui soigne» se situe dans le fait que la première valorise les émotions agréables et combat celles qui dérangent, principalement par autosuggestion. La «pensée qui soigne», rend possible un travail mental qui cherche à comprendre et à donner un sens à ce qu’on vit en favorisant ainsi la santé psychique et physique.

Si certaines personnes y parviennent assez facilement, d’autres ont besoin d’un accompagnement psychothérapeutique pour mettre le processus en marche. Dans tous les cas c’est l’imaginaire qui est le moteur de ce travail. Et l’imaginaire a besoin d’un entraînement constant, d’où l’intérêt pour tous de pratiquer des activités créatrices comme la méditation, de fréquenter les arts (littérature, cinéma, etc.), de se confier à quelques proches, de prendre le temps de faire du vélo ou de prendre une marche pour réfléchir. Et rêver parce que le sommeil est indispensable à une bonne santé physique et psychique et le rêve, usine de transformation des émotions, est l’organisateur psychosomatique par excellence. Pas trop mal comme prescription!




- Maryse Hamelin, M.Ps.
Psychologue





À LIRE AUSSI...


Resilience LA RÉSILIENCE
DÉPRESSION LA DÉPRESSION
anxiété LES TROUBLES ANXIEUX
couple en crise LES COUPLES EN CRISE
famille recomposée LA FAMILLE RECOMPOSÉE
douleur chronique DOULEUR CHRONIQUE
emotions LES ÉMOTIONS


CourrielImprimer RETOUR AUX ARTICLES  >




Centre de psychologie
Une expertise reconnue et 30 ans
de services rendus auprès d’une
vaste clientèle
LIENS RAPIDES




>  Accueil >  Articles
>  Notre équipe >  Carrières
>  Nos services >  Nous joindre
COORDONNÉES




Téléphone   450.674.9673
Courriel   info@centrepsy.ca






© 2017 Centre de Psychologie du Vieux-Longueuil et de Sainte-Julie. Tous droits réservés.